On est d’accord, le duel qui a lieu en ce moment dans le pays de Snoop Dog, d’Edgar Allan Poe et de tout un tas d’autres rappeurs bling bling qui nous vendent pas mal de rêve ne peut laisser personne indifférent. Ni toi, ni ton chat, ni surtout pas un Daron. T’inquiètes, je te fais un topo comme un grec, sauce blanche, vite teuf et bien emballé, histoire que tu puisses briller auprès de Laureen, la belle américaine assise a coté de toi en cours de d’histoire de la poterie pré mésopotamienne. Mais sache que, en Daron simple et funky, je me refuse à toute propagande dénigrant les candidats, on se concentre donc sur leurs points forts. C’est ça, la noblesse d’âme ; prends en de la graine.
Mc Cain est il un Daron qu s’ignore ? Clairement non. Pour te donner une échelle de comparaison usuelle, il est un peu au Daron ce que Tom Cruise est à Goldorak : il présente pas si mal, mais il fait pas le poids. Comme le disait Ali G., son porter de tong est pas très « in da House » et ses boutons de manchettes pas assez gangsta me piquent les yeux comme un hérisson en rut dans une bouche de bébé. Pas du tout Daron, donc.
Pourtant et néanmoins, y’a une foule de raisons de voter pour Mc Cain : d’abord, ouvre- grand-tes-oreilles-, parce que c’est le grand père de GI Joe ; et ça, ça se respecte. Et puis aussi parce qu’il est différent de J.R., l’actuel locataire du bureau ovale : son papa n’a pas été président (mais Général, d’ailleurs tu l’a sûrement vu dans Full Metal Jacket), il n’a jamais pris un bol de mauvais whisky avec ses corn flakes, et il sait danser la carioca. (Cette dernière info, tu la prends avec des pincettes, j’ai du torturer trois journalistes de Reuters pour l’obtenir, dont un qui m’a aussi avoué qu’il avait volé l’orange –tu te doutes qu’il s’en est pas sorti indemne)
Ensuite, sa colistière est une vraie femme, qui en a dans le pantalon comme ta copine Robert-Marie (sauf la moustache), et un talent inné pour choisir les prénoms de la progéniture pléthorique qu’elle a eu avec un trappeur Inuit qui est aussi le plombier, le Shaman et le maître de conférence de l’université de Wasila. Argument charme –imite le Daron, tends l’oreille- elle a été élue Renne de Beauté d’Alaska en 1936, détrônant in extremis Barney, l’ours polaire au tutu fluo. Ca aussi, ça se respecte.
De l’autre côté, Obama réussi le tour de force de rallier les chrétiens progressistes, les intellectuels New-Yorkais, les membres de la MS13 et Colin Powell (les Village People aussi, parait-il, et plein d’autres) à son panache métissé, ce qui est un prodige dont on croyait jusqu’à présent capables seuls Mac Guyver et/ou une équipe de cheerleadeuses nues et insatiables. Sans aller jusqu’à atteindre la stratosphère du style Daronesque, il a du charisme, de la verve, une vision et sait jouer du Ukulélé. Un peu trop just pour être un Daron, on attend encore de lui cette petite étincelle qui nous tiendra tels des Calogéro dans un ascenseur, comme par exemple un soutien culturel crédible, à l’image d’un Doc Gynéco avec un Sarkozy.
Tu l’auras compris, dans leur noble impartialité, pour le 4 Novembre, les Darons ont choisi de ne pas donner de consigne de vote. D’abord parce que tu votes pas, t’es pas américain (ou alors tu es pro-life et a déjà conclu avec Laureen, mais j’y crois qu’à moitié). Mais surtout parce que le seul homme digne du siège le plus convoité du monde après celui des cabinets de Britney Spears n’a hélas pas passé les préliminaires… il était en train de booty-shaker.
Dieu Bénisse l’Amérique ; et surtout Sean Da Paul. Dot-y-yeh.
Obama est soutenu par 50 cents. Le monde doit savoir !